Yannick Jaulin, le Blog

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Keyword - Sebastien Bertand

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12dec

Semaine des mots et des maux

Aller là où le monde vit. Être un artiste au milieu du monde. j'ai toujours aimé celà : aller bufer mes mots dans les communautés. Là où il est facile de repérer les "lieux communs" les lieux partagés. j'ai commencé par les avocats, me disant qu'il y aurait là matière à collecter (j'ai commencé). Je continue avec les mots du cancer.

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28sep

Premiers pas sur le chemin de la belle étoile

Après l'expérience de Sloï, cet été (qui devrait avoir une suite l'an prochain) je continue la collaboration avec Sébastien Bertrand. Écrire avec lui son solo "Chemin de la belle étoile". les premiers pas seront au printemps, le lancement dès l'été, c'est à dire demain. Mais l'envie et la force ont grandi depuis notre voyage à Beyrouth et finalement ne doivent pas attendre. 

quelques mots à propos

Si c’est une histoire, elle commence cette nuit là. Je rentre à l’hôtel épuisé, heureux d’avoir joué Forêts là à Nantes, avec plein d’amis dans la salle, d’avoir senti cette salle chavirée par cette pièce insensée, par cette troupe. Mon téléphone vibre. Un message. Un long message de Sébastien, Sébastien Bertrand l’accordéoniste hédoniste de Sloï, le porte flambeau des musiques trads de Vendée, le fils de Jean-Pierre Bertrand, collecteur hors pair, figure du marais breton, Sébastien, le petit noiraud typique de ce marais nord Vendée : « je suis assis dans ma voiture, il faut que je te dise. Je n’en parle pas souvent, mais la pièce m’a tant bouleversé. C’est comme si elle avait ouvert quelque chose en moi, quelque chose qui ne pourra pas se refermer. J’ai été adopté à l’âge de un an, je suis né à Beyrouth pas en Vendée. Mais tu vois on m’a tellement été aimé depuis que je ne croyais pas avoir besoin d’aller regarder là où c’est noir, mais maintenant je sais que je dois le faire… »

La nécessité d’oser aller marcher dans le noir à tâtons, de reconnaître les odeurs de Beyrouth, d’avoir le souffle court devant le tiroir gris de l’orphelinat, de se réchauffer aux soleils du marais.
De dire les retrouvailles, le bonheur d’être de là-bas et de là ! de le dire avec des mots, avec l’accordéon avec la danse, avec toute la chair de son présent